Informations sur les Huiles Essentielles

L'usage des huiles essentielles doit toujours s'accompagner de garanties de qualité contrôlée : sécurité d'emploi et résultat escompté dépendent avant tout de la qualité de l'huile essentielle employée. Nos huiles essentielles répondent parfaitement aux critères que vous devez exiger :

Provenance

- Notre approvisionnement est effectué en priorité auprès de nos partenaires privilégiés, petits cultivateurs et distillateurs locaux, quand cela est possible selon la zone de culture géographique de la plante.

- Une majorité d'huiles essentielles issues de productions conformes au cahier des charges de l'Agriculture Biologique. Les huiles essentielles conventionnelles sont issues de plantes sauvages voire de cultures traditionnelles respectueuses de l'environnement (limitation des pesticides de synthèse ou engrais).

- La société MAISON LAGET (Compagnie des Arômes & Cosmétiques SAS) est engagée chez ECOCERT France attestant de son engagement au respect du mode de production biologique définie par le référentiel.

Respect et connaissance de la nature de l'huile essentielle

Les propriétés organoleptiques et thérapeutiques d'une huile essentielle sont très variables selon la nature de la plante employée. Aussi pour garantir leur qualité et la nature de leur action, la matière première doit être précisément identifiée selon 3 critères fondamentaux :

1/ L'espèce botanique exacte (nom latin),
2/ L'organe producteur (feuilles, fleurs, racines…),
3/ La spécificité biochimique ou chémotype (molécules dominantes) variable selon le lieu et l'époque de récolte.

Ces critères déterminent les propriétés thérapeutiques de l'huile essentielle - donc l'usage précis que l'on peut en faire - et permettent d'obtenir la dénomination H.E.B.B.D. (Huiles Essentielles Botaniquement et Biologiquement Définies).

Pour votre sécurité et votre complète information, sachez que toutes nos Huiles Essentielles bénéficient de la qualité H.E.B.B.D.

1/ Spécification botanique exacte :
Afin d'éviter toute confusion pouvant s'avérer dangereuse pour l'organisme, les plantes distillées doivent être botaniquement certifiées c'est à dire identifiées par leur nom latin, composé de deux parties : le genre et l'espèce, voire même la sous-espèce. Le nom ou les initiales du botaniste descripteur de la matière végétale (« qui a découvert » la plante) peuvent être rajoutés (ex : L. pour Linné).En effet, des espèces (ou sous-espèces) très voisines, appartenant au même genre, peuvent donner des HE de composition chimique différente :

Exemple de genre : Lavandula (Lavandes).
Exemple d'espèce : Lavande vraie, relaxante et régénératrice (Lavandula angustifolia) et Lavande aspic, spécifiquement anti-toxique (Lavandula latifolia).
Exemple de sous-espèce : Bergamote (Citrus aurantium spp bergamia) et Petit grain bigarade (Citrus aurantium spp aurantium).
2/ Organe producteur défini :
Pour une même plante, chaque partie peut encore fournir une HE aux propriétés qualitatives et quantitatives différentes: l'HE extraite de l'écorce de la cannelle de Ceylan (Cinnamomun zeylanicum) a des propriétés anti-infectieuses plus puissantes que celle extraite des feuilles.
3/ Des huiles essentielles chémotypées :
Une même plante poussant dans des lieux différents peut aussi sécréter des essences très différentes en fonction de l'ensoleillement, du climat, de la composition des sols, de l'altitude… Ces variations de composition qui font la spécificité biochimique d'une plante sont appelées chémotypes (ou chimiotype), déterminés en laboratoire par une analyse chromatographique en phase gazeuse.
Ainsi, le romarin officinal produit 3 HE selon qu'il est récolté : au Maroc (eucalyptole dominant : expectorant), en Provence (camphre dominant : décontractant musculaire), en Corse (verbénone dominant : hépatostimulant). De même, l'arôme d'une HE de thym ou d'une lavande cueillis en altitude sera beaucoup plus fin et doux qu'en plaine.

Pureté chimique

Une huile essentielle de qualité doit aussi être garantie 100% pure et naturelle :

-Elle doit être issue de la seule et unique variété correspondant à la dénomination botanique de la plante mentionnée sur l'étiquette.
-Elle doit n'avoir subi aucune transformation (coloration ou décoloration, déterpénation), aucune dénaturation, reconstitution ou coupage à l'aide d'autres substances naturelles ou de synthèse, au risque d'en altérer les propriétés, mais aussi de la rendre allergisante ou même toxique pour l'organisme.

Seul le contrôle de l'HE en laboratoire, notamment par une analyse chromatographique en phase gazeuse pour déterminer son contenu moléculaire, assure une parfaite visibilité de sa composition biochimique. Nos huiles essentielles sont toutes garanties 100% pures et naturelles.

Mode d'obtention
 
Nos huiles essentielles sont toutes obtenues par distillation lente par entraînement à la vapeur d'eau à basse pression, ou expression à froid du zeste pour les agrumes selon un procédé traditionnel. Quelques exceptions parfois par exemple pour l'obtention de l'huile essentielle de cade, qui elle est obtenue par pyrogénation, une méthode ancestrale consistant à chauffer à 250°C le bois dans un four hermétique pour en obtenir le goudron. Ces méthodes traditionnelles permettent d'obtenir les huiles essentielles les plus naturelles.

Les 2 procédés principaux à retenir pour l'obtention d'une huile essentielle :


1 - La distillation lente par entraînement à la vapeur d'eau
permet d'extraire les éléments actifs des plantes dans un alambic. Ce procédé d'extraction traditionnel entraîne les substances aromatiques grâce à la vapeur d'eau, à pression contrôlée, qui fait éclater les cellules sécrétrices (« poches à essences ») de la plante contenant les molécules aromatiques.

Cette vapeur chargée de principes aromatiques passe dans un serpentin qui baigne dans une cuve d'eau froide et redevient liquide (c'est le « distillat », communément appelé « eau florale »). Arrivée dans l'essencier, l'huile essentielle se sépare de la phase aqueuse par simple différence de densité, l'huile essentielle étant généralement plus légère que l'eau. La phase aqueuse reste toutefois chargée d'une infime partie d'huile essentielle solubilisée dans l'eau, une concentration qui varie selon les espèces de plantes de quelques traces (ex : tilleul qui ne contient quasiment pas d'huile essentielle) jusqu'à 2, voire plus rarement 3 grammes par litre. La phase aqueuse récupérée est l'hydrolat, plus communément appelée "eau florale".

La distillation lente à basse pression (qui se fait au détriment de la vitesse ...donc du volume... et de la rentabilité) vous assure de la meilleure qualité : la vapeur d'eau passant plus lentement au coeur de la plante se charge intimement de toutes les mollécules aromatiques du végétal et les restitue à l'huile essentielle pour lui conférer une richesse et une rondeur aromatique exceptionnelle... 

2 - L'expression (ou scarification du zeste) réservée aux écorces d'agrumes (orange, citron, mandarine etc.) est une méthode consistant à briser mécaniquement les cellules sécrétrices pour en récupérer les précieux liquides. Ce procédé réalisé à température ambiante consiste à dilacérer (procéder à de multiples petites coupures) les zestes (péricarpe) du fruit. Le contenu des poches sécrétrices est rompu puis récupéré en exerçant sous un courant d'eau une action abrasive sur toute la surface du fruit. Une fois les déchets solides éliminés, l'huile essentielle (ou essence) est séparée de la phase aqueuse dans une centrifugeuse, puis filtrée.

Pour obtenir les huiles essentielles de cade ou de bouleau, la méthode employée pour extraire les résines et goudrons qui constitueront l'huile essentielle s'appelle la pyrogénation. Cette méthode ancestrale consiste à faire chauffer à 250°C - sans toutefois les brûler – le tronc et les racines dans de grands fours hermétiques (aujourd'hui, en cuves closes). La chaleur exsude cette huile très noire qui va suinter sur les parois du four puis être récupérée dans un récipient. L'huile de cade en France provient traditionnellement d'Hérault, lieu de récolte et de distillation depuis le XVIIIè siècle et sans doute avant. Cette pratique était très répandue dans tout le bassin méditerranéen, pour obtenir cette huile de cade aux vertus cicatrisantes incomparables, appréciées alors des éleveurs de chèvres et de moutons.

Le saviez-vous ?

De nombreux facteurs influencent la composition chimique d'une plante mais aussi la quantité d'essence produite (terroir, climat, saison…). Les rendements d'extraction en HE sont très variables d'une espèce à l'autre, faisant ainsi varier son prix.

Ainsi, pour obtenir 1 kg d'HE, il faut :
- 5 à 10 tonnes de mélisse citronnelle
- 150 kg de lavande vraie
- 7 kg de clous de girofle

Traçabilité et DLUO :

C'est avec la plus grande rigueur que nous procédons à un contrôle systématique de chaque lot entrant dans notre atelier de façon à pouvoir répertorier précisément l'origine et les caractéristiques de chaque matière et de chaque emballage (flacon, bouchon…). Cette totale traçabilité est retranscrite par un numéro de lot apposé sur chaque produit et permet une parfaite identification de chacun des composants du produit. Grâce à ce numéro de lot, nous sommes en mesure de « remonter » jusque chez nos différents fournisseurs qui pourront faire de même dans leur propre circuit de fabrication.

Sur chaque produit, une Date Limite d'Utilisation Optimale (D.L.U.O.) vous renseigne sur la durée d'utilisation conseillée.

Mode d'utilisation détaillée des huiles essentielles :

Nous vous invitons à consulter ces modes d'emploi spécifiques à chaque usage avant de les employer. Retrouvez ci-dessous, des indications générales qui vous permettrons d'avoir une approche plus globale de l'emploi des huiles essentielles en aromathérapie.

Sans oublier que la santé dépend avant tout du respect des lois de la nature dans tous les domaines, les huiles essentielles peuvent être utilisées dans toutes les circonstances de la vie pour favoriser le fonctionnement harmonieux de votre organisme et en stimuler chaque fonction. Elles ne génèrent aucune dépendance mais du fait de leur concentration extrême, elles doivent être utilisées avec la plus grande prudence et à faible dose. Les huiles essentielles ne sont pas des médicaments et ne doivent en aucun être considérées comme tels.

Par voie cutanée

C’est l’application locale en friction ou massage d’une ou plusieurs HE, directement sur la peau, pure ou diluée dans une huile végétale (quelques gouttes à mélanger dans le creux de la main au moment de l’application). Nos Complexes Purs peuvent également s’employer en massages, mélangés à quelques gouttes d’huiles végétales.

Certaines huiles essentielles peuvent être dermocaustiques*. Pour éviter tout risque d’irritations voire même de brûlures, ces HE doivent être diluées dans une huile végétale avant application sur la peau. On utilise généralement de l’huile d’amande douce pour sa neutralité, mais n’importe quelle huile végétale peut être employée. Dans certains cas, l’huile végétale employée en support viendra compléter et même renforcer l’action de l’huile essentielle (ex : le macérat huileux d’hélichryse italienne en complément d’huiles essentielles à visée circulatoire ou anti-douleurs).

Quelles HE diluer ?

Dermocausticité faible :
Bergamote – Bois de Rose – Cade – Camomille noble – Carvi - Ciste ladanifère – Cyprès – Eucalyptus globulus – Eucalyptus radiata – Gaulthérie odorante (ou Wintergreen) – Genièvre – Géranium rosat – Hélichryse italienne – Lavande aspic – Lavande vraie – Lavandin – Lemongrass – Menthe poivrée – Myrte – Palmarosa – Ravintsara – Romarin à camphre, à cinéole ou à verbénone – Saro (ou Mandravasarotra) – Tea tree – Ylang-Ylang.

Dermocausticité possible : diluer jusqu’à 20% maxi dans une huile végétale :
Aneth - Basilic exotique - Citron - Citronnelle - Estragon – Gingembre – Mandarine verte – Orange douce – Marjolaine – Niaouli – Pin sibérie – Santal – Thym à linalol ou à thujanol.

Forte dermocausticité : diluer entre 5 et 20% maxi dans une huile végétale :
Cannelle – Girofle – Origan – Sarriette – Thym thymol.

En inhalation et diffusion

En respirant les vapeurs de 2 à 3 gouttes d’HE ou de Complexe Pur dispersées à la surface d’un bol d’eau bouillante ou déposées sur un mouchoir. Nos diffuseurs électriques à froid permettent de conserver intactes toutes les vertus thérapeutiques des huiles essentielles.

Par voie orale

L’HE (1 à 2 gouttes) est traditionnellement mélangée à du miel, sur un sucre, ou à de l’huile végétale et prise 2 à 3 fois par jour. Ceci dépend des huiles essentielles employées (toxicité et dermocausticité importante de certaines HE). Ce mode d’utilisation délicat doit se faire sur des périodes courtes et exige la prescription d’un thérapeute spécialiste.

Dans le bain

Les huiles essentielles relaxantes, calmantes ou purifiantes, tout comme les Complexes Purs peuvent s’employer agréablement dans le bain en respectant une règle de base : toujours employer un dispersant !
En effet, les HE ne se mélangent pas à l’eau, mais surnagent à sa surface au risque de générer de fortes irritations au contact de la peau ou des muqueuses !

Pour profiter sans risque de leurs vertus, verser les HE sur un peu de gel-douche, de savon liquide, voire éventuellement du gros sel, avant de faire couler l’eau. En général, compter 4 fois plus de dispersant que d'huile essentielle en ne dépassant pas 10 gouttes d'HE par 100 litres d'eau pour un adulte.

mais aussi…

Dans la cosmétique (1 à 2 gouttes dans une crème de soin), le sauna, la cuisine, la désodorisation, le ménage, la lutte contre les insectes…

Précautions d'emploi des huiles essentielles :

Du fait de leur concentration, l’emploi des HE nécessite le respect de certaines règles de base si l’on veut bénéficier de leur efficacité et éviter les désagréments dus à un mauvais usage.

Bien que la majorité des Huiles Essentielles soient de qualité alimentaire, nous déconseillons leur ingestion sans consultation préalable et prescription d'un thérapeute.

1. Nous vous conseillons d’abord d’effectuer un test de tolérance en appliquant à l’intérieur du poignet ou du coude l’HE pure ou en mélange. En cas de réaction cutanée (rougeur, irritation…), proscrire cette utilisation.

2. Les HE ne se mélangent pas à l’eau (bains), mais surnagent à sa surface au risque de générer de fortes irritations au contact de la peau ou des muqueuses : verser les HE sur un dispersant (un peu de gel-douche, de savon liquide, voire éventuellement du gros sel), avant de faire couler l’eau. En général, compter 4 fois plus de dispersant que d'huile essentielle en ne dépassant pas 10 gouttes d'HE par 100 litres d'eau pour un adulte.

3. Les HE ne s’appliquent jamais sur les muqueuses, sur les yeux ou leurs contours, les conduits auditifs et le nez. En cas de contact, le premier réflexe est de rincer abondamment à grande eau. Ensuite, nettoyer à l’aide d’un coton imbibé d’huile végétale et consulter un thérapeute.

4. Certaines HE sont dermocaustiques (irritantes pour la peau) : leur emploi nécessite de les diluer systématiquement dans une huile végétale.

5. Éviter l’usage des HE photo sensibilisantes avant toute exposition à la lumière (soleil, UV).

6. À titre d’exemple, l’HE de menthe poivrée (Mentha piperita) ne peut s’appliquer sur une surface étendue (réaction glacée). Elle ne sera en aucun cas employée chez les femmes enceintes, sur des bébés ou très jeunes enfants (risque de spasmes pharyngés), à cause de ses propriétés hypertensives. Plus généralement, certaines huiles essentielles peuvent présenter des précautions d’emploi à considérer attentivement avant utilisation.

7. Sauf sur conseil de votre thérapeute, n’utilisez pas d’HE chez les jeunes enfants de moins de 3 ans et d’une manière générale avec la plus grande précaution chez les enfants de moins de 12 ans. Leur usage est vivement déconseillé chez les femmes enceintes ou qui allaitent et chez les personnes ayant de graves problèmes de santé.

8. Ne pas laisser les flacons à la portée des enfants.

9. Ne pas associer les HE et les traitements médicamenteux. Les huiles essentielles ne sont pas des médicaments et ne doivent en aucun être considérées comme tels.

10. Il est nécessaire de demander conseil à un thérapeute en cas de doute ou d’interrogation pour l’usage et les indications d’une huile essentielle.

Avertissement : Les informations sur les huiles essentielles disponibles ici et dans notre documentation générale sont mises à votre disposition à titre informatif et ne peuvent prétendre être exhaustives. Elles ne remplacent en aucun cas l’avis médical indispensable dans l’établissement d’un diagnostic et dans l’appréciation de la gravité d’une pathologie. Ces informations, issues de recherches effectuées par des professionnels de la santé, sont la synthèse de nos lectures sur l’aromathérapie, notamment des ouvrages de référence de Pierre Franchomme et du Dr Daniel Pénoël : « L’Aromathérapie exactement » Roger Jollois Editeur, du pharmacien aromathologue Dominique Baudoux : « L’aromathérapie, se soigner par les huiles essentielles » Éditions Amyris, du Dr Zhiri et Dominique Baudoux : « Aromathérapie scientifique – Huiles essentielles chémotypées et leurs synergies » Editions Inspir, du Dr. Jean Valnet : « L’Aromathérapie» Livre de Poche, de Danielle Festy, Pharmacien : "Ma bible des huiles essentielles". Elles ne sauraient constituer des indications médicales, ni même engager notre responsabilité en cas d’accident, de lésion ou de préjudice subi.


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